Que voir à Ioánnina ?

Capitale de l'Épire, Ioánnina, l'une de plus belles villes de Grèce, tient son nom d'un monastère dédié à saint Jean. Elle se déploie sur les rives du lac Pamvotida, reflétant les montagnes alentour. Ville universitaire – ses facultés de médecine et de littérature figurent parmi les meilleures de Grèce – Ioánnina est une ville qui bouge. Son cachet oriental, dû notamment à ses nombreuses mosquées, lui confère un charme indéniable.

Elle est à 450 km d’Athènes, à 260 km de Thessalonique et à 95 km d’Igoumenitsa. L’aéroport international de Ioánnina est situé à 5 km du centre-ville.
L’histoire de la ville est millénaire. Le roi Pyrrhus, possible neveu d’Alexandre le Grand, était l’un des plus redoutables adversaires de la Rome antique. Il s’imposât aux yeux des Grecs comme champion de l’hellénisme.
On ne peut parler de Ioánnina sans évoquer Ali Pacha, le sanguinaire gouverneur du XIXe siècle. Musulman d'origine albanaise, Ali a des velléités d'indépendance. Il s'appuie sur les maquis grecs contre la sublime Porte de Constantinople et la paye de sa tête. Son fantôme plane toujours sur le lac, avec celui de sa bru, qu'il avait noyée dans ses eaux et qui depuis porte son nom : lac de Frosini.

La citadelle de Ioánnina

À l'abri des remparts de la citadelle de Ioánnina, se dresse la mosquée de Fethiye.
À l'abri des remparts de la citadelle de Ioánnina, se dresse la mosquée de Fethiye.

La citadelle coiffe un promontoire du lac. À l'entrée, se dresse le platane où les Turcs torturaient les rebelles. La citadelle possède d’épaisses murailles divisée en deux secteurs. Au nord-ouest, la mosquée Aslan Pach, édifiée en 1619 à l’emplacement d'un monastère orthodoxe dédié à saint Jean, a été transformée en musée municipal en 1933. Il expose des bijoux et des costumes traditionnels provenant de différents endroits de la région, des meubles anciens, des pièces d'argenterie. Il retrace également la vie et les coutumes des trois grandes communautés (juive, chrétienne et turque) qui vécurent à Ioánnina pendant la période d'occupation turque à travers des objets traditionnels.
De là, on se dirige vers la seconde acropole de la citadelle, qui enserre le mausolée d'Ibrahim Pacha, la mosquée de Fethiye et un imposant bâtiment de style traditionnel qui s'élève à remplacement de l’ancien sérail du maître de Ioánnina. Le dernier abrite le nouveau musée byzantin de la ville.

Le site archéologique de Dodone

Le théâtre du site archéologique de Dodone est l'un des plus vastes et des mieux conservés de la Grèce antique.
Le théâtre du site archéologique de Dodone est l'un des mieux conservés de la Grèce antique.

Dodone est un sanctuaire oraculaire dédié à Zeus et à la déesse-mère, Dioné. Un site magnifique et étonnamment peu fréquenté. Bien qu’à l'écart des principales cités grecques, l’oracle jouissait d’une grande renommée au VIe siècle av. J.-C. Les deux édifices les plus impressionnant de Dodone sont situés aux deux extrémités du sanctuaire. Le théâtre, d’une capacité estimée à 25 000 spectateurs, est l’un de plus vastes de Grèce, et le stade comportent 22 rangées de gradins. À noter que le superbe musée archéologique de Ioánnina abrite des objets néolithiques et antiques provenant de site de Dodone.

La citadelle de Ioánnina, dont les remparts édifiés au XIIIe s., ont été restaurés par Ali Pacha.
La citadelle de Ioánnina, dont les remparts édifiés au XIIIe s., ont été restaurés par Ali Pacha.

Le lac Pamvotida et son « Nissi »

Selon les archéologues de l’Université de Cambridge, le lac de Ioánnina s’est formé il y 20 000 à 26 000 ans. Le « Nissi », l’île qui se trouve au milieu du lac, fut le dernier refuge d’Ali Pacha avant sa mort. L’île compte bon nombre des splendides monastères fondées par les grandes familles byzantines et ornées de magnifiques fresque. Elle regorge également de petites tavernes pittoresques où l'on déguste les meilleures cuisses de grenouille de la Grèce. Car oui, amis Français, les cuisses de grenouille dont vous raffolez sont souvent importées de Ioánnina.

La grotte de Pérama

Découverte pendant la Seconde Guerre mondiale, la grotte de Pérama couvre une superficie de 14 800 m2.
La grotte de Pérama a été écouverte pendant la Seconde Guerre mondiale.

Située à 4 km de Ioánnina, la grotte de Pérama atteint 1 km de long et couvre une superficie de 14 800 m2. Très hautes pour la plupart, les salles nous plongent dans un décor fantastique peuplés de stalagmites et stalactites, et résonne du bruit de l'eau qui suinte et goutte dans les petits lacs.

Le musée de cire d’Athanassios Vrellis

Ioánnina a son musée de cire, le musée Vrellis, qui n'a rien à envier à celui de Mme Tussaud à Londres ou encore au musée Grévin à Paris. Situé dans un impressionnant bâtiment près de Ioánnina à Bizani, il retrace l’histoire contemporaine de la Grèce.

Promenade dans le centre historique de Ioánnina

L'horloge, point de rendez-vous pour les habitants dans le centre historique de Ioánnina.
L'horloge, point de rendez-vous des habitants de Ioánnina.

Entre les rues Michail Angelou, Harilaou Trikoupi, 28is Octovriou, Averof et Anexartisias se trouve le centre commercial de Ioánnina. La ville était depuis toujours le centre de la création et de fabrication de la joaillerie en argent en Grèce. Le fondateur de la famille Bulgari, active dans le domaine de luxe, était un orfèvre grec originaire de Paramythia, une petite ville voisine de Ioánnina. En 1881, il s'installe à Rome et entame un parcours professionnel, hors du commun.
La rue de l’Indépendance, (Odos Anexartissias ), regorge de vie : vous y trouverez des enseignes haut de gamme et des cafés à la mode, tandis que de nombreuses boutiques sont concentrées sur l’ancienne rue commerçante qui s’imposa progressivement après le grand incendie de 1869. Elle continue de regrouper des douzaines de petites boutiques pittoresques et autres ateliers. Les anciennes arcades toutes proches valent le détour également – certaines, comme celle de Louli, ont été restaurées.
Dans le centre historique de Ioánnina nombres de vieilles demeures sont encore debout : les galeries Averoff et Loulis, la maison de Missios, le pont de Plaka, l'hôtel de ville et la bibliothèque. Nous pouvons aussi y voir des bains turcs désaffectés.

Au pied de la citadelle de Ioánnina, des tavernes servent les spécialités de Ioánnina : l'anguille et le mulet.
Au pied de la citadelle, des tavernes servent les spécialités de Ioánnina : l'anguille et le mulet.

Dans les tavernes goûtez aux différents poissons comme l'anguille au four (kheli sto kharti) et le mulet fumé (lykorinos). Notez aussi la grande variété de pâtisseries dont les nougats (halvas), le bougatsa (gâteau au fromage), le ghalatobouriko (gâteau à la crème), le trighono (feuilleté au miel) et les vins tels le vin blanc Robola et le vin pétillant de Zitsa. Comme souvenirs, vous pouvez ramener des bijoux en argent, des métaux travaillés, des broderies, des tissus ou du bois sculpté.

Mes adresses à Ioánnina
Que voir à Ioánnina ?
Musée archéologique, 6, rue 25 Martiou, Tél. : +30 26510 01050
Musée byzantin, Castel, Tél. : +30 26510 25989,
Musée Municipale, Castel, 18, rue Alexandrou Noutsou, Tél. : +3026510 26356
Musée Pavlos Vrellis, à Bizani, au 12e km de l’autoroute Ioánnina- Athènes, Tél. : +30 26510 92128
La grotte de Perama, Tél. : +30 26510 81521
Où dîner à Ioánnina?
Frontzou Politia sur la colline de Agia Triada pour une très belle vue de la ville, Tél. : +30 26510 21011
Omilos au bord du lac près du centre de la ville, Tél. : +30 2651077924
Où boire un verre ?
Au domaine viticole Zitsa à 27 km de Ioánnina. Tél. : +30 26580 22297.
En Ioanninis, 18 rue Aetorachis, T : +30 2651 073999
Ta Naftakia, 1, rue Garibaldi, T : +30 2651 028028

Découvrir Ioánnina avec Comptoir des Voyages

© photo principale et photos article de haut en bas : municipalité de Ioánnina