Le « Stadion » des Jeux Olympiques et du Marathon

Le « Panathinaïkon Stadion » (Stade Panathénaïque en français) signifie que le stade appartient à tous les Athéniens. Les Grecs le nomment plutôt « kallimarmaron » qui signifie "fait de beau marbre", parce qu’il est l'un de rares stades au monde revêtu du marbre blanc.

Un peu d’histoire

Le stade a été inauguré en 330 avant notre ère à l’occasion des grandes Panathénées, fêtes et concours sportifs organisés par les Athéniens tous les quatre ans. Durant l’occupation romaine, l’empereur Hadrien, ami et grand amoureux de la Grèce, y organisa des jeux sportifs faisant appel au passé glorieux de la ville d’Athènes. Après Hadrien, le grand mécène et bienfaiteur public Hérode Atticus décide de reconstruire entièrement le stade en marbre blanc. Ce marbre blanc provenait des carrières du Mont Pentélique qui se trouve au nord d’Athènes. L’historien Pausanias affirme que sa reconstruction a presque épuisé les carrières. Ce sont ces mêmes carrières qui avaient fourni le marbre pour la construction du Parthénon sur la colline d’Acropole. À l’époque, le stade avait la capacité d’accueillir 70 000 spectateurs. Le revêtement en marbre a finalement disparu au cours du moyen âge.

En 1856, la renaissance des jeux olympiques était devenue la priorité du nouvel état grec. Georges Averoff, homme d’affaires et grand mécène grec, finance le grand projet de la rénovation du stade faisant appel à deux architectes connus de l’époque, le grec Anastasios Metaxas et l’allemand Ernst Ziller. Pour la seconde fois, le marbre utilisé provenait du Mont Pentélique. Aujourd’hui, les carrières sont complètement épuisées et le site est fermé.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le stade est divisé en deux parties (frises), la partie haute et la partie basse et il peut accueillir 60 000 spectateurs

En 1894, le baron Pierre de Coubertin, s'inspirant des Jeux Olympiques de l'Antiquité, établit le Comité International Olympique qui décide d’organiser en 1896 à Athènes les premiers jeux olympiques modernes. Le succès fut spectaculaire. Des participants sont venus de toute l’Europe et d’Amérique du Nord.

En 2004, Athènes organise pour la deuxième fois les Jeux Olympiques sur son sol. Le « Panathinaïkon Stadion » accueille alors la compétition de tir à l’arc. La course du marathon se termine également dans ce stade après avoir suivi le tracé historique au départ de Marathon au nord–est d’Athènes. Le nom de cette course est en effet en mémoire de la légende du soldat Phidippidès qui avait parcouru 42 km en courant, entre la bourgade de Marathon et Athènes, pour annoncer à ses compatriotes la victoire des Grecs sur les Perses avant de rendre l'âme. C'est en 490 avant notre ère.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La rue Nikiphorou Theotoki, parallèle de la rue Markou Mousourou avec des maisons athénienes du début du XXe siècle

Explorez le quartier alentour

La visite du Stade est un must incontournable pour le visiteur. Une photo panoramique s’impose. Le stade est situé à l'est d'Athènes, est construit dans une petite vallée entre deux collines « Pagrati » et « Ardettos » pas loin du Jardin national et tout près du Palais de Zappeion.

En sortant du stade, remontez la rue Markou Mousourou qui est la rue principale du quartier qu’on appelle Metz, en hommage à la ville française. En grec ça s'écrit « Μετς » et son nom provient d'une ancienne maison de campagne construite au bord de l'ancienne rivière Ilissos par Karl Johann Fuchs, brasseur d'origine bavaroise et fondateur de la brasserie Fix. Le Bavarois en question avait nommé sa bière Metz, en l'honneur d'une bataille qui s'est tenue dans cette ville pendant la guerre franco-prussienne de 1870. On trouve encore au nord de Metz d'anciennes villas ainsi qu'un parc de loisirs.

copyright Dimitrios Machairidis

Sur la gauche se trouve la rue Archimidous. Au numéro 47, vous entrez dans une allée qui vous conduit dans le premier village olympique des jeux de 1896. Deux petites maisons construites sur la colline de Pangrati derrière le Stade font toujours parti du patrimoine olympique de la ville d’Athènes. Montez par un petit escalier entre les pins qui entourent le village olympique et vous arrivez sur la voute extérieure du Stade.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La statue d'Athèna protège cette maison du quartier Metz

Les Athéniens viennent ici pour méditer et faire du jogging. La vue du stade et de l’Acropole en face est inoubliable et invitent à prendre de belles photos. L’accès est libre et le lieu reste ouvert jusqu’à tard.

Une fois dehors vous avez le choix parmi les trois tavernes qui se trouvent en face du village. « Vyrinis » est une de plus vieilles tavernes d’Athènes, « Mystic » propose des plats bios et « Ep Avli» avec une terrasse offre une ambiance assez cosi. Parfait pour un repas bien mérité car le village se trouve assez haut et monter la pente de la colline s’avère parfois difficile.

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Vue nocturne du Stade de la côté du village olympique sur la colline de Pangrati

Les tavernes du Metz

Ep Avli, 14, rue Archimidous, T : +30 210 7014836 Ouverte 7/7
Lundi - vendredi de 19h à 1h, samedi et dimanche de 13h à 1h

Mystic, 2, rue Ferekidou, T : +30 210 9592092.
Ouverte 7/7 de 12h30 à 00h30

Vyrinis, 11, rue Archimidous, T : +30 210 7012153
Lundi - vendredi de 19h à 1h, samedi de 13h à 2h et dimanche de 13h à 17h

Profitez de découvrir le quartier lors d'une escale à Athènes.

 

© photo principale et autres photos : Dimitrios Machairidis